Enquête de rue depuis mon balcon

Je suis confinée depuis le lundi 17 mars, comme tout le monde. En semaine je travaille et le week-end je me repose. A vrai dire, pas vraiment depuis samedi 4 avril dernier où j’ai découvert que ce qui se passait dans la rue était très intéressant…

En effet, ce jour-là, je prenais le soleil tranquillement à mon balcon lorsque je remarquai que la rue ne ressemblait pas à celle d’un pays confiné. Certes, j’habite un boulevard habituellement très passant, mais quand même ! Alors je pris un carnet et entrepris de noter chaque piéton et chaque véhicule qui passait pendant vingt minutes; c’était vraiment très divertissant ! Pas mal de personnes ne savent certainement pas ce que veulent dire les mots confinement, gestes barrière, mesures de sécurité et bien d’autres encore. Deux amies couraient ensemble et se séparaient ensuite, une bande d’adolescents traînait, deux personnes s’échangeaient des masques, d’autres se faisaient la bise et se serraient la main… Bref, en tout cas, ce qui est sûr, c’est que ces personnes ne savent pas que le boulevard dans lequel ils se trouvent est très portant, on entend tout ! Je sais que les deux joggeuses se retrouveraient plus tard, qu’une certaine femme accompagnée de son chien se rendait chez des «potes» dans dix minutes (selon une conversation téléphonique). Le temps que tous ces gens et d’autres passent, les vingt minutes s’étaient écoulées. Je comptai mes résultats hallucinants (étant donné que nous étions en confinement) et voilà ce que cela donnait: samedi 4 avril, 12:25→12:45, 81 véhicules et 52 passants (!) Eh oui ! En vingt petites minutes, on pouvait croire que le confinement n’était plus d’actualité.

Photo prise par moi-même le mercredi 8 avril !

Quelques jours plus tard, mercredi 8 avril, juste devant chez moi (il faut aussi savoir que j’habite en face de la police municipale) Monsieur Jean Léonetti, maire d’Antibes, vint voir « la situation de la police » selon ses dires. Juste devant moi, pendant près d’une heure, il discutait avec le chef de la police, d’autres personnes de la mairie, son chauffeur et deux journalistes. C’était si opportun pour moi que j’ai pris quelques photos pour le prouver. Après ça, je me dis que j’avais eu beaucoup de chance ! Je devais rendre un article concernant le confinement, et je tombai sur la super occasion de donner une information pertinente et de source sûre ! J’étais à la fois étonnée de cette aubaine et joyeuse d’avoir trouvé un sujet intéressant. Qu’est-ce que j’aurais aimé être une petite souris afin d’écouter plus en détails ce qu’ils disaient !

Le lendemain, alors que je retournai faire la commère, autre chose me consterna : sur le balcon d’en face, un habitant nettoyait les vitres extérieures de sa véranda (collée à la rambarde du balcon), attaché à une corde accrochée au baudrier qu’il portait. Eh oui ! Il était bel et bien debout sur sa balustrade, perché à douze mètres de hauteur, pour nettoyer les vitres. Je me demandai si ce ne pouvait pas être les répercussions du sentiment d’oppression que crée le confinement. Finalement, il retourna sur son balcon normalement, et vivant.

Maintenant, lorsque je croiserai une de ces personnes, je ne penserai plus la même chose d’elles ! Je conseille vivement cette activité amusante en temps de confinement !

Margaux

Image d’en-tête par Linnaea Mallette sur Publicdomainpictures.net. Domaine public

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.