En Inde, la situation liée au coronavirus est dramatique

Alors qu’en France et en Europe, nous craignons tous en ce moment de mourir à cause du coronavirus, la situation est moins évidente dans certains pays où la population ne peut plus travailler et ne peut donc plus se permettre de manger trois repas par jour. 

Depuis l’apparition du COVID-19, de nombreux Etats ont été gravement touchés par la maladie. En Italie, en Chine et maintenant même aux Etats-Unis et en France, la situation est critique et c’est notamment pour cette raison que des mesures de sécurité ont été prises. Le confinement est effectivement nécessaire si nous désirons stopper ce virus et reprendre une vie tout à fait normale et dynamique. Mais ces gestes barrières et ces consignes de sécurité sont difficiles à mettre en place dans des pays où la plus grande partie des habitants vit sous le seuil de pauvreté. 

Les consignes à respecter sont assez simples : il suffit de rester chez soi et de ne sortir que pour des raisons essentielles. Mais il faut tout de même être conscient que nous ne vivons pas tous dans les mêmes conditions et que certains n’ont même pas d’endroit où dormir et passer la nuit. D’autant plus que dans certains pays, le non-respect des consignes gouvernementales est puni de façon physique et violente.  

Des indiens font la queue pour pouvoir monter à bord d’un
train à Ajmer, Rajasthan. 4 mai 2020 – AFP / Himanshu SHARMA

Il y a peu de temps de cela, j’ai vu un reportage sur le coronavirus car j’aime savoir ce qui se passe autour de moi et j’aime m’informer de la situation actuelle, qui n’est pas la même dans le monde entier. Tout d’abord, les journalistes ont présenté la situation en France. J’étais bien évidemment touchée car actuellement, mon propre pays est lourdement affaibli à cause de cette maladie. Mais ce qui m’a le plus alarmée, c’était en fait la deuxième partie de l’émission, celle dans laquelle un journaliste est allé dans l’un des pays les plus pauvres et peuplés du monde : l’Inde. Là-bas, le confinement a été brutalement déclaré et est en place depuis le 19 mars. Mais dans ce pays pauvre, le confinement est gigantesque et plus punitif que jamais. Il faut imaginer que tous les habitants du second pays le plus peuplé du monde « devraient » rester chez eux et donc ne pas sortir dans la rue. Mais comment faire respecter la distanciation sociale dans un pays où le nombre d’habitants par km² est gigantesque ? Comment est-ce possible, dans un pays où le système social est si brutal et inégalitaire, d’obliger les plus démunis à rester loin des autres, enfermés chez soi lorsque ceux-ci n’ont pas de « chez eux » ? Alors suite aux annonces du premier ministre Narendra Modi, toutes les familles et tous les travailleurs indiens venus vivre dans les mégalopoles du pays ont entrepris un long voyage jusqu’à leurs villes et leurs régions natales, car dans les grandes villes il est impossible de travailler et donc de manger. 

Si je m’inquiète autant pour la situation de l’Inde, c’est parce que j’y suis allée moi-même, l’année dernière. Lors de ce voyage, j’ai pu visiter de superbes endroits et connaître les coutumes d’un pays culturellement très riche, tout en étant consciente de la pauvreté et de la corruption de ce pays. Lors de ce voyage je me suis rendue dans un orphelinat. Lors de ma visite, j’ai vu les expressions de nombreux enfants qui avaient souffert et qui étaient heureux de nous voir et de partager un simple repas avec nous. Aujourd’hui, ils sont eux aussi touchés par cette violente crise. Comme me l’a fait savoir ces derniers jours l’un des bénévoles à l’orphelinat, les provisions sont très restreintes et les fruits et légumes ne se trouvent plus : les enfants ne peuvent donc pas manger à leur faim. De plus, il y a la question de l’argent : tous les évènements pouvant rapporter ne serait-ce qu’un peu d’argent et les ventes de produits fabriqués par les enfants de l’orphelinat sont annulés, alors le centre n’aura certainement pas les moyens de subvenir aux besoins des enfants si la situation ne s’améliore pas.

Il faudrait seulement 75 centimes par jour et par enfant pour que ceux-ci vivent bien et qu’ils puissent manger « à leur faim » (car le prix des vivres n’est pas le même que chez nous, il est bien moins cher !). Dès que j’ai eu ces informations de la part des responsables de l’établissement, j’ai pensé que chacun d’entre nous peut contribuer, même si cette contribution est minime, au bien être de ces enfants. D’ailleurs nous avons tous les moyens de leur verser un peu d’argent : quelques euros suffiraient, car nous l’avons dit, 75 centimes par jour et par enfant suffisent pour les faire vivre. Alors, je vous transmets un lien, que vous pourrez ouvrir, si ce texte vous a touché, afin que vous puissiez faire un geste pour sauver la vie d’enfants et la vie d’un centre, né en 1991 : https://www.helloasso.com/associations/enfants-des-rues-de-pondichery/collectes/appels-aux-dons-pour-nos-3-partenaires-a-pondichery

Je réalise que ce geste n’est qu’une goutte d’eau dans l‘océan, mais si celle-ci n’existait pas, elle manquerait. 

Si vous désirez obtenir plus d’informations et de détails, vous pouvez me contacter sur le mail suivant : paolettaradicchi (@) gmail . com (à recopier sans les espaces !).

Alors bon courage à tous, bon confinement et NANDRI (merci) d’avance ! 

Paola, élève de 2de

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