Sea Shepherd : protecteurs des océans ou écoterroristes ?

Sea Shepherd est une organisation fondée en 1977 par le capitaine Paul Watson. Elle est l’ONG de défense des océans la plus combative du monde. Elle se base sur trois objectifs principaux qui sont : dépasser le protestation et agir de manière non violente dans les cas d’atteinte à la vie marine et aux écosystèmes marins ; exposer les abus et les pratiques non durables ou non éthiques à la vie et à l’écosystème marin ; alerter l’opinion publique à travers diverses interventions.

Le capitaine Paul Watson

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Paul Watson en 2008

Paul Watson est né le 2 décembre 1950 à Toronto (Canada). Alors qu’il habite près de la mer, Paul Watson se lie d’amitié avec un castor qu’il voit régulièrement. Un jour, il retrouve le corps sans vie de son ami, pris dans un piège. Dès lors, il décide de s’engager dans la lutte pour les écosystèmes et la vie des océans, en commençant par enlever tous les pièges qu’il trouverait. Il s’engage alors comme pompier volontaire avant d’être garde-côte, où il sert sur des bateaux météorologiques et des aéroglisseurs de secours en mer. En 1969, il participe à une opération au sein du Sierra Club, contre les essais nucléaires sur l’île d’Amchitka au large de l’Alaska. Parmi les personnes présentes à cette opération, on trouve entre autre les créateurs du Don’t make a Wave Comittee, qui deviendra ensuite Greenpeace. Il finit par quitter l’organisation à 27 ans suite à une querelle avec les autres membres qui lui reprochent son radicalisme lors des opérations.

La même année, il fonde la Sea Shepherd Conservation Society, entièrement consacrée à la protection de la vie marine. Elle utilise des actions directes (par exemple en prenant des photos et les rendant publiques ou en passant à l’abordage quand ils jugent cela necessaire) visant notamment les baleiniers.

Certaines personnes le considèrent (lui et son organisation) comme un écoterroriste. Il a été arrêté à plusieurs reprises, notamment en 1993 au Canada et en 2012 en Allemagne.

Aujourd’hui, il est réfugié en France pour échapper à un mandat d’arrêt d’Interpol, créé à la demande du Costa-Rica et du Japon.

Dans une interview accordée au média en ligne Brut, Paul Watson déclarait en 2018 en France :“The Japanese thought that they can shot down Sea Shepherd by shotting me down, but this actually makes us stronger”. Traduit en Français, cela veut dire : “Les Japonais ont pensé qu’ils pouvaient détruire Sea Shepherd en me détruisant, mais c’est justement ce qui nous rend plus forts.”

 

Les actions de Sea Shepherd sont-elles écoterroristes ?

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Le Brigitte Bardot, bateau de la flotte de Sea Shepherd en 2015

Les actions de Sea Shepherd visent directement les écosystèmes marins, en agissant et en utilisant des moyens parfois assez extrêmes pour aboutir à leurs fins. Ils possèdent une vaste flotte maritime répandue tout autour du globe, ce qui leur permet de patrouiller et d’intervenir rapidement en cas de besoin. Pour procéder à une intervention, ils descendent d’abord du bateau sur lequel ils sont, pour aller dans plusieurs petits bateaux. Ils prennent alors des photos et vidéos des actes “d’attaque” envers les fonds marins et leur écosystème, comme la chasse aux baleine ou bien la pêche aux chaluts qui racle les fonds marins. Puis, quand ils estiment que les médias sont insuffisants pour les empêcher de poursuivre leurs actions, ils passent alors parfois à l’abordage et au sabotage du bateau en question, quand ils jugent cela nécessaire. C’est lors de ces actions d’abordage que certaines personnes estiment que l’activité de Sea Shepherd n’est plus de la défense des océans, mais de l’écoterrorisme. Je pense qu’il est nécessaire d’exprimer les besoins de la planète en terme d’écologie en général. S’il est nécessaire d’employer une manière “forte” pour empêcher un massacre au sein de nos océans, ça ne me dérange pas, tant que personne n’est blessé, et que les actes menés sont UNIQUEMENT destinés à empêcher les actes de destruction et sans “attaquer” une personne en la blessant physiquement.

 

La pêche à la baleine de nouveau autorisée

Le 26 décembre dernier, le Japon a décidé de se retirer de la Commission internationale baleinière (CIB), dans le but de reprendre la pêche en juillet prochain.

Alors, le Japon serait un des seuls pays au monde à pratiquer la pêche à la baleine, avec l’Islande et la Norvège. Cependant, cette activité sera limitée aux eaux territoriales du Japon.

Le Japon avait officiellement mis fin à la chasse commerciale à la baleine il y a 30 ans, mais elles étaient cependant chassées à des fins soi disant scientifiques. Je pense que c’est en partie un problème car la baleine est une espèce en voie de disparition. Mais les conséquences de la reprise de la chasse sont atténuées, car le Japon n’a plus l’autorisation de chasser dans les eaux près du pôle Nord comme avant. Cette pêche est désormais limitée à ses eaux territoriales.

Hugo D.

Sources des informations :

 

Sources des images :

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